America del Sur

Les cigognes arrivent…

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Quelques principes qui nous tiennent à cœur :

  • Évitons le plastique et les dérivés du pétrole, les couleurs criardes, les objets fonctionnant à piles ou à usage unique, ceux produits au bout du monde ou dans des conditions suspectes.
    Nous avons une nette préférence pour des objets en tissus ou en bois, multifonction avec une belle durée de vie. La récupération d’objets dormant dans des greniers correspond également à ce projet.
    Ex : ce genre de jeux  nous semble plus approprié que ceux qui sont mono-usage, comme ce magnifique lapin 3D
  • Pensez à l’immatériel ?

Des attentions peuvent se manifester par du temps passé, ou promouvoir des activités plutôt que par des objets. Nous admettons que l’interaction avec un tout petit est limitée les premiers mois, mais si vous avez le pouvoir de nous trouver une place en crèche, c’est un cadeau précieux (exemple pris au hasard…) !

  • Répondre à des besoins ?

C’est beaucoup moins glamour que la turbulette trop mignonne, mais on en a déjà 12. Si vous tenez à participer à l’achat de couches (lavables) ou de housse de drap (en bambou recyclé), n’hésitez pas à nous demander les références!

  • Pourquoi pas des objets/jouets faits par soi-même ?

Parce qu’on pense qu’un enfant n’a pas besoin de choses très compliquées pour s’éveiller (enfin on l’espère, sinon on aura toujours 2-3 bouquins de Kant à lui filer), pourquoi ne pas les faire soi-même ? Idéalement à base de matériel assez simple, peu onéreux, recyclé, quoique de qualité (on va éviter les colles fortes, détergents et d’origine suspecte).
L’occasion pour nous de vider nos greniers/placards, de trouver une utilité à ces cartons/bouteilles/chutes de tissu/boutons… qu’on garde dans un coin. La bonne excuse pour se (re)mettre à créer et composer, occuper son temps libre à faire quelque chose auquel on donne du sens.

  • Nous acceptons toutes les couleurs :
    Gaston pourra être habillé en rose (comme les rugbymen du Stade Français ou les footballeurs du Palermo FC) et Géraldine en bleu (comme Elsa ou les footballeurs de l’ESTAC). Donc pas de scrupule, les jouets de l’un serviront à l’autre, servez-vous amplement dans les idées les plus intéressantes, qu’importe le label initial.
  • Mais si on a quand même un coup de cœur ?
    Parce ce qu’on n’est pas à l’abri de trouver quelque chose de trop choupinou…On peut se demander :

    • Si ce sera vraiment utile (et à qui?)
    • Si ce sera durable
    • Si on peut le réutiliser, le donner, le transformer
    • Si c’est original : création manuelle/locale/artisanale vs production de masse
    • S’il n’y en a pas déjà 25 à la maison
    • Où cela aura-t-il sa place? Chez les parents, les grands-parents, les tontons/tatas…
    • Si ce n’est pas trop cher (que pourrait-on faire d’autre avec ce coup de cœur?)

Annexes :

  • Afin d’accueillir junior dans notre quotidien plutôt que de se mettre à habiter dans le sien, nous aimerions éviter ce genre d’objets :

 

 

 

  • Quitte à reprendre les activités manuelles, privilégions celles qui peuvent développer l’éveil et la curiosité…voici quelques exemples de jouets faciles à faire avec des objets du quotidien (et comme on est sympa, on vous donne des pistes, non exhaustives):

La boite à ficelle : http://www.seveilleretsepanouirdemaniereraisonnee.com/2014/04/tirer-la-boite-a-ficelles-le-mur-des-ficelles.html

La boite à tirer/boite à tissus, avec une boite à chaussure

 

Les bouteilles sensorielles

http://little-gabchou.com/activites-deveil-creer-des-bouteilles-sensorielles-pour-stimuler-bebe/

 

 

 

  • Et pour le type d’activité d’éveil multifonction, nous commençons à loucher du côté de la pédagogie Montessori et Froebel https://activitesmaison.com/2015/01/13/mais-quest-ce-que-cest-que-ce-spielgaben-dont-tu-nous-parles/ . Le matériel montessori peut souvent être fait par soi-même en suivant des tuto sur internet (taper montessori DIY), les Spielgaben sont à acheter, mais correspondent à la plupart des critères énoncés précédemment. C’est pour un peu plus tard, mais pourra regrouper pas mal de cadeaux d’un coup!

 

  • Pour les jouets et articles genrés, vous retrouverez quelques exemples édifiants ici et là…

https://activitesmaison.com/2015/05/17/je-suis-vraiment-choquee/

http://www.huffingtonpost.fr/2015/01/13/lego-fille-stereotypes_n_6462370.html

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Miam miam

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Du côté culinaire le séjour a ete une très bonne surprise ! Point de maïs par ici.

Le petit déjeuner typique est le galo pinto, mélange de riz et haricots rouges, oeufs, des fruits -ananas banabae mangue et papaye en general- et du café fort bon

Le déjeuner est de son côté un casado : une assiette mixte avec du riz, des haricots rouges en jus (pas mélanges cette fois ci) de la salade et des tomates, une viande/poisson/avocat, une tranche de fromage ou de la crème aigre, et des la banane plantain. C’est bon et équilibré et je n’ai pas encore réussi à m’en lasser.

Sinon nous avons fait une énorme cure de poisson. Du ceviche de toutes formes et multiples qualités, et plein de très bons filets fondants.

Des jus de fruits et des batidos (jus de fruit+eau servis aux repas).  

Et des petits gâteaux. Et des fruits.

À bientôt !

A Lyon (zenfants de la patri-i-eu)

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Nous voila donc de retour a notre chez nous, que nous nous réapproprions peu a peu.

Le retour s’est fait en plusieurs étapes : départ de santa cruz le matin, halte de 5h a l’aéroport de Sao paulo, ou pour la première fois des vacances ça fait tout bizarre de rien comprendre a ce que les gens racontent, vol transatlantique pour une qrrivée sur madrid a 10h30.

La on s’est offert un ultime petit plaisir en allant nous ballader sous le soleil de la ville pendant la journée; avant de reprendre l’avion en fin d’après midi.

A l’arrivée, très bonnes surprises puisque Alexis nous attendait a l’aéroport (nous empechant de comparer les bus français aux sudaméricains), que nous avons retrouvé une maison toute propre avec un frigo plein de surprises (merci Rémi) et qu’aucune plante ne s’est suicidée en notre absence.

Du coup malgré la fatgiue du voyage, on est allé profité d’une terrasse pour la fin de soirée.

En vrai, on “atterri” seulement maintenant, il faut un peu de temps pour se remettre.

Merci à tous de votre attention et de vos petits mots.

Suite au prochain épisode…

Placement produits

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Un message destiné à tous ceux qui nous ont prêté ou offert du matériel que nous avons emmené en voyage. A chacun de reconnaitre ses petits dans ce merci collectif !!

Jumelles : particulièrement indispensables dans la forêt tropicale pour observer les singes et oiseaux, et dans la sierra pour les condors.

Serviettes microfibre : en mode plage (à Cabanaconde) ou en cas de défaillance des hôtels.

Porte-monnaie : dans la catégorie “utilisé 20 fois par jour”, voici le champion. Merci pour ce cadeau ramené de Thaïlande, dont les inscriptions signifient “Vacances” en sud-coréen (parait-il).

Sac à dos Lafuma : l’un est parti en Laponie, l’autre aura fait l’Amérique du Sud…

Mini dictionnaire espagnol : parfait étant donné son faible encombrement, très utile à tout moment et pour revoir les conjugaisons.

Pochette plastiques sous vide : la bonne idée pour les vêtements ! Si le gain d’espace est très limité, par contre c’est une excellente solution de rangement protégeant les habits des odeurs, de la poussière, de l’humidité et d’un trop grand froissage.

“Cent ans de solitude” : même si cela n’était que 7 semaines et que nous étions 2, il n’aura pas duré longtemps sur le parcours.

Doudoune : plus proche du doudou qui rassure en cas de crainte de froid, et souvent utilisé comme oreiller, nous avons quand même failli la perdre lors de la tempête dans le désert.

Carnet de voyage : permet de ne rien oublier depuis notre départ de Panama. Précieux pour remonter le fil.

Samaipata (tasfritas)

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Après un départ de Sucre à 17h, nous sommes arrivés à Samaipata à 10h30, avec environ 3-4h de retard sur l’horaire normal. 2 arrêts mécaniques nécessitant des réparations de fortune (il parait que c’est coutumier en Bolivie) mais une nuit malgré tout supportable grâce à des siéges tout confort.

Petite promenade sur le site pre-inca d’El Fuerte sous les condors, les perroquets et les perruches, pour finalement abandonner dans la soirée notre souhait de faire une dernière rando dans les montagnes environnantes. Une neige exceptionnelle aurait endommagé la forêt du parc d’Amboro, et des nuages menacaient une grimpette sur un joli point de vue.

Nous avons finalement opté pour le réveil tardif, le petit-déj copieux à base de vrais croissants et pains aux chocolats (boulangerie francaise), et le voyage en bus heureusement interminable sur le magnifique trajet jusqu’à Santa Cruz.

A vrai dire ce n’est plus la Bolivie que nous connaissions : finis la sierra, l’altiplano et les terres arides. Retour à la végétation luxuriante et aux cultures abondantes, les maisons et l’accent caribéen nous font même penser à Panama…

Nous sommes donc à Santa Cruz ce soir et demain pour notre ultime journée en terre bolivienne !

Check-list

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Alors pour ce sejour au bout du monde, qu’est ce qu’on a pris, qu’est ce qu’on a oublié, de quoi on ne s’est pas servi…

2 sacs à dos de 60L

3 sacs hermetiques à vide d’air, 2M et 1L

1 sac à dos classique de 20L, pour tous les jours

5 culottes/slips par personnes, +2 chacuns rachetés en Equateur

2 paires de chausettes de randonnée par pers.

2 paires de soquettes + 2 paires de chausettes hautes pour Nico

3 paires de soquettes pour Ln +3 achetées au Pérou

Une paire de chaussures de marches par pers.

Une paire de tennis/chaussure de ville par pers.

Une paire de tong par pers.

Ln :

3 pantalons (un leger ville, un leger rando, un rando)

1 robe

2 T-shirts rando respirant manches courtes + 1 manches longues

1 debardeur, un T-shirt maches courtes et un manches longues, une chemise manches longues

1 mini polaire

1 soft shell

1 coupe vent

+ un chale acheté a Otavallo

Nico :

Un short, 3 pantallons (un jean, un leger de rando, un mixte)

3 T-shirt de rando, dont un perdu

2 polos, une chemise, un t-shirt de corps

1 soft shell

1 coupe vent

+ un pull en lama acheté a otavallo

Plus généralement :

Un chapeau pour Ln, une casquette pour Nico

Une paire de gants chauds chacun

Un maillot de bain chacun

2 serviettes microfibres

2 sacs à viande

2 paires de lunettes de soleil

1 paire de jumelles

1 frontale + 1 jeu de piles de rechange

1 Tube de creme solaire

Trousse de toilette : mini shampoing, brosses a dent, dentifrice, brosse ‘ cheveux, cotons tige, coupes-ongles, pince a épiler, rasoir, boules quies (dont on ne s’est pas servi), vaseline, pierre d’alun, miroir de poche, des lentilles pour nico, du fil dentaire

Trousse à pharmacie : desinfectant*, paracetamol*, ibuprofene*, augmentin, norfloxacine, cetirizine*, loperamide*, spasfon, GES 45, pilule*, desensibilisation*, solupred, une aiguille et une seringue 10cc stériles, des pansements, des pastilles micropur*  (*ont servi)

1 rouleau de PQ

1 appareil photo, 1 carte de 256MB, 2 cartes de 2GB dont une inutilisable, + achat d’une carte de 2 GB

Chargeur batterie + cable transfert

Un telephone protable-réveil + chargeur

Une adaptateur universel

3 guides Lonely planet

1 livre de poche

1 mini dictionnaire de poche

1 carnet de voyage + 2 stylos +1 crayons de papier

Divers : aiguilles à coudre,  du scoth imperméable, pochettes ziplock, un jeu de 54 cartes

2 poches de corps de securité

2 passeports + certificat de vaccination de fievre jaune

2 cartes de crédit Visa Premier

1 carte d’étudiante

1 porte monnaie de voyage

1 gourde metallique 75cl + une en plastique offerte dans l’oriente

Ce qu’on a du racheter sur place :

2 culottes chacun et qq chaussettes pour moi. On avait tout bien compté, mais oublié le temps de séchage…

de l’antimoustique, mais c’est parce qu’on en avait pas trouvé du bien en France

un pull pour Nico (c’etait presaue prevu au depart), un chale pour moi

du dentifrice (si pret de la fin du sejour…), de la creme nivea et du shampoing

des mouchoirs en papier

pull nico / chale Ln, prevu au départ

Bonnet chaud pour Ln

Ce dont on ne s’est pas servi :

les piles de rechange pour la frontale

on n’a pas (encore) fini le rouleau de PQ, il aura fait le plus grand trajet au monde pour un rouleau de sa catégorie!

un partie de l’adaptateur universel, qu’on aurait pu alléger

qq sacs ziplock

une partie des médicaments, mais heureusement

Au départ, nos sacs pesaient 9.5 kg et 10.5kg +4 kg de bagages a main (3 guides LP ça pèse son poids). Au retour un peu plus…

Ce qu’on regrette d’avoir pris :

rien (vivement les guides en microfilm)

Ce qu’on regrette d’avoir oublié et on ne partira plus sans :

un couteau!

(un briquet)

un autre pantallon de ville pour Ln

Ce qu’on a béni plusieurs fois par semaine :

les soft shell

les t-shirt qui respirent et qui puent pas, même après l’effort

les sacs a vide pour un sac pratique et utilitaire

On est open pour toute question pratique!

Avec ou sans Sucre

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Arrivés à Sucre vers 20h, il ne nous a pas fallu longtemps pour comprendre que nous avions trouvé la terre promise, celle où les températures sont clémentes et les musées, églises et restaurants sont abondants.

Dès le lendemain, il faut se rendre à l’évidence : le centre ville de Sucre (rebaptisée du nom du Mariscal Sucre, collaborateur direct de Bolivar) est sans doute le plus beau de Bolivie, voire l’un des plus beaux au monde. Le gouvernement bolivien met clairement les moyens pour que le centre soit propre, parfaitement entretenu et d’une blancheur impressionnante. Chaque angle de vue est digne d’une carte postale. Même si le niveau de vie semble plus élevé, cela reste par contre la Bolivie, avec sa pauvreté inhérente à chaque ville de moyenne ou grande importance.

Mais bref, c’est bien la ville que nous recherchions pour une ultime pause dans notre voyage : bien dormir, bien manger, et goûter à des fruits ou plats encore pas testés.

Et comme nous sommes en légère avance sur notre planning, nous allons effectuer une ultime halte dans notre parcours à Samaipata (départ demain soir pour une arrivée à 8h du matin) : visite de ruines pré-incas ou du parc d’Amboro, nous verrons sur place ce que nous pourrons faire, avant de repartir pour être lundi sur Santa Cruz (nous décollons le mardi 27…snif).

Potosi Express

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Départ d’Uyuni à 19h en glanant les toutes dernières places du dernier bus pour Potosi, on entend encore les râles des malheureux gringos derrière nous, bloqués sur place par la force des choses…

Partis avec Myeong, notre compagnon sur ce trajet, nous arrivons à Potosi à 2h du mat’ (gelés par le trajet en bus, et gelés par la température à Potosi – 4000m), où nous trouvons finalement un hôtel (celui que nous avions réservé ayant eu la délicatesse d’être complet à notre arrivée). Minable, en un seul mot, le pire hotel (et aussi le plus cher) du séjour. Nous avons eu froid toute la nuit, alors que nous espérions beaucoup après 4 jours de bus, de 4×4 et d’absence de douche.

Alors bref on a décidé rapidement de partir pour Sucre en fin d’apres-midi, ville plus accueillante sur le papier (2800m).

Mais on a quand même profité de nos quelques heures à Potosi (http://fr.wikipedia.org/wiki/Potos%C3%AD)pour découvrir cette ville à la gloire passée, charmante et dominée (hantée ?) par le Cerro Rico. Un tour dans le centre et la visite de la Casa de la Moneda nous ont permis de trouver pas mal de qualités à cette ville animée.

Salar-tichaut

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Nous voilà revenus sains et saufs de notre périple dans le sud ouest bolivien. C’est facile nous dirons ceux qui l’ont déjà fait, pas forcément dans notre cas comme vous le verrez par la suite!

Nous sommes donc partis de La Paz par le bus de nuit, sommaire, mais qui avait l’avantage de fournir une couverture et de ne pas arriver trop tot dans la nuit. Cela est un avantage non négligeable quand on connait le climat, et que les fenêtres du bus gèlent de l’intérieur pendant la nuit…  La route était pavée au moins jusqu’à la moitié du trajet, ce qui est peu, mais déjà pas mal.

A notre arrivée, plusieurs agences étaient la pour nous proposer un circuit. Après avoir tourné un peu, nous en prenons une (un peu au hasard) qui propose un départ pour le jour même et nous refugions dans un café pour petit dejeuner, essayer d’avoir moins froid et changer de chaussettes.

Premier jour donc, après un quart de nuit dans le bus, nous embarquons avec 4 autres personnes (3 sud coréens et  une espagnole) dans un 4×4. Une halte au cimetière de trains et nous rejoignons le désert de sel. Les photos pourront vous donner une idées, mais je n’ai pas beaucoup de mots pour décrire les sensations vécues. C’est sublime, aveuglant sous le soleil qui nous accompagne toujours, vivifiant par le vent… Et on fait comme tout le monde, on prend plein de photos rigolottes lors des différents arrêts. Le salar est immense, on ne voit rien a l’horizon, que du blanc. On pique nique sur une “ile” recouverte de cactus géants et millénaires, et après quelques arrèts au milieu de rien, on arrive dans un hotel de sel où nous passons la nuit. Faute de batterie, nous n’avons pas beaucoup de photos à vous proposer. On a mème le luxe d’une chambre pour tous les 2. Bon, il fait froid, mais en restant bien habillés ça va encore, le sel au sol semble isoler le tout. Gouter, diner, et on profite des 2h d’electricité pour jouer aux cartes avec nos compagnons de trajet malgré la fatigue qui se fait sentir. Pour ceux qui suivent, on a quitté notre hotel depuis 36h… La nuit est fraiche, mais avec plein de couvertures ça passe bien, On entend le vent hurler sur le toit, ce qui renforce cette impression de bout du monde.

Deuxième jour, lever frisquet, pas de douche, pas de lumière, on attend impatiemment le lever du soleil pour voir ce qu’on dejeune et enlever les gants pour prendre le thé… Il y a encore beaucoup de vent et un soleil radieux. On embarque pour le circuit des lagunes. Arrêt magique au pied d’un volcan, avec des coulées immenses et tailladées, un vent a nous mettre par terre qui donne une impression de début du monde. Re traversèe de rien, puis arrêt à la première lagune, superbe. On trouve même quelques oiseaux qui luttent contre les bourrasques de vent en se gelant les pattes dans la glace. On voit des canards faire du surplace à 2m de nous, ne pouvant pas lutter. Au départ des 4×4, la poussière projetée fouette. L’arrêt à la 2e lagune pour le casse croute est supprimé, trop de vent. En traversant des espaces déserts, parfois le paysage et la voiture disparaissent quelques instants sous des tourbillons de poussière. C’est très impressionnant, la nuit tombe d’un coup, puis tout revient à la normale. On croise un 4×4 en difficulté, les chauffeurs discutent et décident d’écourter le programme et de rejoindre directement l’hotel. On croise un autre 4×4 avec une fenêtre brisée, et on se trouve bien a l’abri, pendant environs 3 minutes, jusqu’à la prochaine rafale qui décide que la poussière c’est bien, mais les cailloux c’est mieux. On perd donc la fenêtre arrière du véhicule, et c’est ici que ça devient dròle. Le chauffeur, Waldo, essaie de mettre un platique, qui tient presque 10min. Comme nous sommes à l’arrière du vehicule, Waldo nous passe sa veste pour que nous bouchions la fenêtre, ce que nous faisons tant bien que mal pendant 1h30, tout en tenant les vitres sur le côté pour eviter qu’elles ne lachent à leur tour. Les tourbillons de sables dans ces conditions sont beaucoup moins rigolos, on en bouffe plein la tête, et waldo cherche son chemin un peu a l’aveugle. Heureusement qu’il n’y a aucun obstacle a des km à la ronde! On se dit que c’est l’aventure, j’en aurais un peu plus profité si tous les arrêts pipis n’avaient été supprimés. Parce que les amortisseurs de 4×4 ont beau être efficaces, le hors piste dans les cailloux, ça ne pardonne pas! Surtout en se contortionnant pour remplacer la vitre arrière. A l’arrivée à l’hotel, on est un peu soulagés, voire franchement pour certains dans la voiture qui n’en menaient pas large. On peut comparer les dégats avec les autres véhicules (le champion a perdu sa fenetre arriere et a crevé 2 fois) et manger. Il est 15h et il fait deja terriblement froid… Waldo repare tant bien que mal la fenetre, et nous annonce qu’on rentre le lendemain matin pour Uyuni, car c’est trop dangereux… 3 des passagères du véhicules devaient pourtant rejoindre le Chili. On se rechauffe en jouant aux cartes, en attendant le gouter puis le repas, mais à moins de 30 cm du seul petit feu allumé tardivement pour tout l’hotel, on gèle. Bon il doit faire quelque chose comme -20º la nuit, avec des fenêtres pas hermétiques pour vous donner une idée.

Troisième jour : on se réveille bien après tout le monde, à cause qu’on doit rentrer. Mais en fait non, le vent s’est calmé, on va quand même essayer de rejoindre le Chili. On a toujours pas de douche ni d’eau chaude, mais au moins il fait jour. Waldo arrive a nous concocter un programme qui nous permet de tout faire, des lagunes d’arsenic aux champs de pierres, en passant par les geysers. Les filles arrivent à rejoindre le Chili et nous en prenons plein les yeux. On apprend seulement maintenant que c’est une des plus grosses tempêtes qu’ils aient connu dans la région, que la casse n’a rien d’habituel et que les différents chauffeurs avaient bien plus peur que nous.

Bref, on rejoind Uyuni par une longue route de plusieurs heures, mais sans manger de sable. On arrive a prendre in extremis les dernières places de bus pour Potosi en rêvant d’une bonne douche chaude et d’un lit douillet. Pour ceux qui comptent, ça fait quand même 4 jours et une tempête de sable qu’on ne s’est pas lavés, on retrouve du sable partout ou on passe…

Suite au prochain épisode.

La Paz Tek

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Après un voyage en bateau sur l’Isla del Sol, où serait né le soleil selon les Incas (nb : alors que tout le monde sait que c’est à Dunkerque et qu’il est toujours pas revenu) et une courte randonnée, nous sommes partis le lendemain matin pour La Paz.

Ah si j’oubliais notre dîner le plus surréaliste de tous les temps avec un serveur qui ne prenait plus les commandes et nous a fait poireauter 1h parce que son PC ne voulait plus passer de musique, puis est arrivé avec ma soupe et mon plat chaud en même temps, n’a pas compris pourquoi on était pas d’accord, nous a engueulé parce qu’on était pas clair (alors qu’en Bolivie TOUS les repas commencent par une soupe), puis a finalement retrouvé en 30 secondes la soupe d´Hélène, m’a obligé du coup à tout manger en 2 minutes pour pas que ca refroidisse… etc… etc avant de partir brusquement en disant qu’il était fatigué. Très drôle en tout cas.

Sinon nous sommes depuis hier à La Paz, ville unique en son genre :  pour l’altitude bien sûr, des maisons continuellement en pentes des 2 côtés de la vallée, des marchés extraordinaires… En plus nous sommes arrivés en plein fête de la ville (Virgen del Carmen), avec défilés de danseurs, musiciens, corporations, écoliers et militaires. Beaucoup de vie pour une ville qui ne semble pas en manquer habituellement.

Aujourd’hui jour férié, mais Musée de la Coca, shopping et cirage de chaussures étaient au programme.

Ce soir bus de nuit pour rejoindre Uyuni, point de départ d’un périple de 4 jours dans le Salar, du coup surement pas de nouvelles avant notre retour sur Uyuni ou Potosi. On en grelotte d’avance…

Voici quelques photos, on en a rajouté aussi dans les sujets précédents, faites travailler la souris…

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