Sur les pas de Cartier

Carte d'Amérique du Nord

Qui es-tu, petit trappeur, coureur des Grands Lacs, dans l’immensité indiscible d’un continent titanesque ?
A traiter avec les Mohawks, les Hurons-Wendat et autres Shawnees d’une peau de castor fraîchement découpée ?
A mettre le pied sur des lieux qu’aucun homme blanc n’avait alors nommé ?
Toi qui précèdes la cohorte des colons, et l’hideusité des idéaux ?

Au fond, n’étais-tu pas le premier et le dernier homme libre ?
Pour toi, j’aurai la démarche ferme et la peau tannée.
Pour toi, j’aurai le regard fixe et fier.
Pour toi, je porterai une barbe.
A Toronto

Poème #1, écrit d’une main fraîche et d’humeur badine
à quelques jours d’un voyage a l’excitation héroïque

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Go to Top